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Tendinite - Page 4

  • Tendinite du coude? Prévention?

    Qu’est-ce que c’est?

    Les épicondylalgies, longtemps appelées épicondylite et épitrochléite, se manifestent par des douleurs au coude, qui irradient parfois jusqu’au poignet. La douleur persiste habituellement pendant quelques semaines, parfois plusieurs mois. Dans 1 % des cas, les symptômes se prolongent pendant plus d’un an.

    Une douleur irradiant depuis la partie extérieure (épicondylalgie externe) ou intérieure (épicondylalgie interne) du coude vers l’avant-bras et le poignet. La douleur s’accentue lorsqu'on agrippe un objet ou qu’on donne une poignée de main. La douleur irradie parfois lorsque le bras est immobile.
    Une sensibilité au toucher dans la région extérieure (épicondylalgie externe) ou intérieure (épicondylalgie interne) du coude.
    Rarement, il y a une légère enflure du coude.

    Elles surviennent à la suite de la répétition fréquente d’un même mouvement de la main et du poignet. (Tennis, au désherbage du jardin, à l’usage professionnel du marteau, au transport de valises lourdes, au maniement de la souris d’ordinateur et à la frappe des touches du clavier, etc.)

    Habituellement, c’est le fait de forcer le poignet vers le bas ou vers le haut qui devient nocif.Lorsqu'on reproduit souvent les mêmes gestes ou que l’on force de manière inadéquate, de petites blessures apparaissent dans les tendons. Ces microtraumatismes entraînent une diminution de l’élasticité des tendons. L’usure du coude ou l’irritation des nerfs dans le voisinage du coude pourrait aussi être la cause de douleurs et d’inflammation. Même si ces lésions ne provoquent pas toutes les fois une inflammation des tendons, les tissus avoisinants peuvent s’enflammer et nuire à l’articulation du coude.

    Épicondylalgie externe ou « coude du joueur de tennis » (anciennement appelée épicondylite) aussi sous le terme anglais de tennis elbow. Cependant, le tennis n’est pas la principale cause d’une épicondylalgie externe. D’ailleurs, les joueurs en sont aujourd’hui rarement atteints étant donné que la majorité d’entre eux exécutent leur revers à deux mains et utilisent des raquettes beaucoup plus légères qu’avant.
    L’épicondylalgie externe est la conséquence d’un surmenage des muscles extenseurs du poignet. Ces muscles permettent de redresser les doigts et de plier le poignet vers le haut.


    Épicondylalgie interne ou « coude du golfeur » (anciennement appelée épitrochléite). Elle touche les golfeurs, mais aussi les personnes qui pratiquent un sport de raquette, les lanceurs au baseball et des travailleurs manuels. La douleur se situe dans la partie intérieure de l’avant-bras, dans la région de l’épitrochlée.L’épicondylalgie interne est la conséquence d’un surmenage des muscles fléchisseurs du poignet. Ces muscles permettent de plier les doigts vers la paume et le poignet vers le bras.


    Facteurs de risque

    Au travail
    Une cadence excessive qui empêche l’organisme de récupérer.
    Des quarts de travail prolongés. Lorsque la fatigue gagne les épaules, le réflexe est de compenser par le poignet et le muscle extenseur de l’avant-bras.
    Des mouvements de la main et du poignet qui demandent une grande force.
    L’utilisation d’un outil inapproprié ou la mauvaise utilisation d’un outil.

    Dans l’exercice d’un sport
    Une musculature insuffisamment développée pour l’effort demandé.
    Une mauvaise technique de jeu.
    L’utilisation d’un équipement qui ne correspond pas à la taille et au niveau de jeu.
    Une activité trop intense ou trop fréquente.

    Prévention

    Mesures préventives de base, recommandations générales

    • Garder la forme physique en faisant des exercices qui stimulent les rythmes cardiaque et respiratoire (marche, course, vélo, natation, etc.).
    • Renforcer les muscles extenseurs et fléchisseurs du poignet est un élément primordial de la prévention. .
    • Faire des exercices d’échauffement de tout le corps avant le sport ou le travail.
    • Prendre fréquemment des pauses.

    Conseils d’ergonomie pour le travail à l’ordinateur

    • Éviter d’avoir les poignets cassés (pliés vers le haut) lors du travail au clavier et avec la souris.
    • Bien s’appuyer sur le dossier de chaise, le dos droit, pour prévenir le réflexe de faire porter du poids sur les poignets. Important de faire un entretient des muscles du tronc (abdominaux et dorsaux) pour favoriser une bonne allure et un maintient correct (gym sur Imoove)
    • Utiliser modérément la roulette de défilement des souris qui en sont munies. Son utilisation répétitive demande un effort accru aux muscles extenseurs de l’avant-bras.
    • Si la souris offre deux boutons principaux, la configurer afin que le bouton le plus utilisé soit celui de droite et utiliser l’index pour cliquer. La main est ainsi dans une position plus naturelle.

    Pour les sports de raquette

    • Choisir une raquette qui correspond à sa taille et à son niveau de jeu. 
    • Une raquette trop lourde augmente le risque d’épicondylalgie, de même qu’un manche trop petit ou trop large. Consulter un professionnel.
    • Un sportif qui veut augmenter la cadence de son entraînement devrait le faire de manière progressive.
      Bien ajuster la tension dans le cordage de la raquette : un cordage trop tendu accroît le stress sur l’avant-bras.
    • Veiller à développer et à maintenir une bonne force musculaire du tronc. Chez certains joueurs de tennis, les muscles du haut du dos sont faibles et n’offrent pas assez de puissance dans l’épaule. Pour compenser cette faiblesse, ces joueurs utilisent plus souvent des coups qui donnent un effet à la balle (des coups coupés ou brossés; slice ou topspin), attribuables aux mouvements du poignet.
    • Adopter une bonne position pour frapper la balle. Une frappe « en retard » crée un stress supplémentaire dans le coude, comme le fait de cogner la balle tandis que le coude est plié vers soi. Cela peut être la conséquence d’un mauvais jeu de pieds ou d’une mauvaise anticipation du jeu.
    • La balle doit toucher la raquette le plus possible au centre pour réduire les vibrations, qui sont absorbées par le poignet et le coude.
    • Éviter de jouer avec des balles de tennis mouillées.
    • Jouer contre un adversaire dont le niveau de jeu est similaire au nôtre.
    • Lors du retour au jeu à la suite d’une blessure, mettre une bande épicondylienne rigide à un ou deux pouces sous le coude. Cela peut aider à réduire la tension sur les tendons douloureux, mais ne remplace pas les traitements.

    Au golf
    L’apprentissage d’une bonne technique de jeu est le meilleur moyen de prévenir l’épicondylalgie chez les golfeurs. Souvent, c’est la fin du mouvement d’accélération (qui précède tout juste l’impact du bâton sur la balle de golf) qui doit être corrigé, car le stress sur le coude est puissant à ce moment-là.

  • Reprendre après une blessure: Quand, Comment?

    kiné,sport,prévention,muscle,articulationCombien de temps va durer ma rééducation...?

    La blessure musculaire ou tendineuse entraîne un arrêt qui affaibli les structures jambières: os, muscles, tendons.Il est donc important de reprendre progressivement la course pour renforcer les structures sans les agresser et éviter la rechute.

    Avant de reprendre la course, debutez par le vélo et des exercices en salle de gym puis enchainez par la marche...

    Contrainte plantaire

    • La marche 100% du poids du corps
    • La course 400% du poids du corps
    • Le vélo 20% du poids du corps
    • La natation 10% du poids du corps

    Après un arrêt forcé, la reprise d'un véritable programme d'entraînement ne sera autorisé qu'à partir de votre capacité à faire un footing de 30 minutes sans gêne particulière. 

    Il est donc important de planifier sa reprise:

    • Le delai de reprise est très important mais il n'exclut pas les soins éventuels
    • Avant une reprise réaliser 3 séances de marche de 35 minutes sans la moidre douleur
    • Laisser 48h entre chaque séance pour permettre au structure affaibli par l arrêt de récupérer
    • On reste au même temps d'éffort pendant 3 séances avant d'augmenter de 5 minutes

    Exemple d'un programme de reprise: 3 séance par semaine

    • Semaine 1 20min de marche + 5 min de course
    • Semaine 2 15min de marche + 10 min de course
    • Semaine 3 10 min de marche + 15 min de course
    • Semaine 4 5 min de marche + 20 min de course
    • Semaine 5 5 min de marche + 25 min de course
    • Semaine 6 5 min de marche + 30 min de course
    • Semaine 7 40 min de course
    • Semaine 8 reprise norma de l'entraînement
  • Douleur du Coude: Traitement

    Comprendre les pathologies du bras: cliquez ici

     

    Traitements médicaux

    Il est important de consulter un médecin en cas de douleur au coude. Les tendons peuvent subir des dommages irréversibles s’ils continuent d’être sollicités, et cela, malgré la prise de médicaments.
    Le médecin peut suggérer la prise d’un analgésique  ou d’un anti-inflammatoire non stéroïdien obtenus sur ordonnance.

    Phase aiguë: La durée de la phase aiguë de la blessure varie. Elle est d’environ 7 à 10 jours. Au cours des 48 à 72 premières heures, il est important de soulager sans tarder la douleur et l’inflammation qui pourraient être présentes. La blessure reste fragile et les tissus sont plus facilement irritables qu’à l’habitude.

    Voici quelques conseils :

    • Mettre le coude au repos en évitant les gestes qui ont conduit à la lésion. Cependant, il faut éviter l’arrêt complet des mouvements. En effet, si le repos est une composante essentielle du traitement, une inactivité prolongée peut raidir les articulations (ankylose). Ainsi, il ne faut jamais immobiliser le bras à l’aide d’une écharpe ou d’une attelle.
    • Appliquer de la glace sur le coude de trois à quatre fois par jour, pendant 10 à 12 minutes. Continuer l’application de glace aussi longtemps que les symptômes persistent.
      Trucs et mise en garde pour l’application de froid: Un sac de petits pois verts (ou de maïs en grains) surgelés est une solution pratique et économique, puisqu’il se moule bien aux formes du corps et peut être appliqué directement sur la peau.

    Kinésithérapie ou traitement physiothérapique.

    • Les traitements de physiothérapie doivent commencer dès que le diagnostic d’épicondylalgie est connu. La physiothérapie permet de réorienter les fibres de collagène, de prévenir l’ankylose et de recouvrer la mobilité perdue. Cela peut se faire à l’aide de massages, de frictions, d’ultrasons, de courants électriques, de laser, etc.
    • Une fois la douleur diminuée, l’accent est mis sur le renforcement musculaire tout en continuant de travailler sur la mobilité de l’articulation. Il est particulièrement important de renforcer les muscles extenseurs (pour les épicondylalgies externes) et fléchisseurs (pour les épicondylalgies internes) du poignet. Pour ce type de blessure, il a été prouvé que le renforcement excentrique, c’est-à-dire de forcer pendant que le muscle s’allonge, est à la base du traitement.
      Il pourrait être nécessaire, dans les cas plus graves, de porter une orthèse (attelle) conçue pour diminuer la tension sur les muscles épicondyliens lors des mouvements du poignet qui sont à l’origine du problème. Les bandes épicondyliennes rigides, qui ressemblent à des bracelets qu’on place sous les coudes, sont  utilisées.
    • Retour aux activités normales
      L’activité normale (les mouvements qui ont provoqué la blessure) est reprise progressivement, lorsqu’on a recouvert toute l’amplitude de ses mouvements et que la douleur est contrôlée. Un suivi en physiothérapie permet de prévenir les rechutes. Il est cependant primordial de continuer les exercices de renforcement.
    • Important. Une réadaptation incomplète ou un retour trop rapide aux activités normales ralentit le processus de guérison et augmente le risque de récidive. Le respect du traitement - repos, glace, médicaments analgésiques, physiothérapie, exercices de renforcement - entraîne le plein retour aux capacités antérieures chez la majorité des personnes.